Boris CYRULNIK : de la tragédie à la reconstruction du moi.

Que signifie le concept de « résilience » sur le plan psychologique mais aussi dans sa dimension historique, culturelle, sociale, spirituelle ?…

Simple mécanisme psychique ou plutôt modalité profonde d’expression de l’existence humaine dans l’intimité de l’être et dans les relations avec autrui ? Ce colloque fut organisé le 3 décembre 2017 par l’Institut Elie Wiesel, en hommage à Elie Wiesel, auteur qui a su transmettre, dans la beauté et la finesse de la langue française, la grandeur et la tragédie d’un monde spirituel menacé et persécuté par la tyrannie.

B. Cyrulnik évoque le cas de bébés de mères traumatisées et qui présentent à la naissance des lobes préfrontaux atrophiés mais dont le développement (signant un début de résilience) apparait sitôt l’environnement devient sécurisant pour eux mêmes et leur mère qui pourra alors prendre soin d’eux.  Pour autant ces bébés n’auront pas le même développement neuro-psychologique que les autres bébés n’ayant pas été confronté au traumatisme car s’ils pourront se développer à priori normalement ils garderons toujours une trace de l’évènement traumatique et celui-ci organisera en partie leur vie. C’est pourquoi le travail de mémoire est important pour se reconstruire et mieux se comprendre (traumatisés ) et pour ne pas oublier (non traumatisés) et faire preuve d’empathie.