Boris Cyrulnik nous rappelle que l’on peut voir un mort, mais pas la mort que l’on peut uniquement se la représenter. Le mort est visible, la mort est imaginable. Nous, êtres humains, avons cette aptitude qui est la source de la spiritualité et de l’art. Les animaux sont émus par la perception d’un corps mort. Nous qui avons un imaginaire sur la mort construisons des sépultures afin que le mort et nous même restions digne. La représentation de la mort est donc un phénomène cérébral, affectif et culturel qui caractérise la condition humaine.